Articles de Cantley 1889 dans L'Écho de Cantley

<em>Echo</em> Cantley <em>Echo</em>

Les bénévoles de Cantley 1889 rédigent des articles mensuels sur l’histoire locale qui ont été publiés dans L'Écho de Cantley, une organisation sans but lucratif bilingue qui produit le seul journal communautaire de Cantley.

L’article qui suit est reproduit ici avec l’autorisation de L’Écho de Cantley, Juin 2024, Volume 35 no 11.


La capsule témoin de l'identité de Cantley en 1989

Margaret Phillips, avec des remerciements particuliers à Ali Moayeri et à l'équipe de L’Écho, alors et maintenant

Récemment, l’identité de Cantley a été l’objet de conversation et d’une réunion municipale. La croissance rapide de la population, le développement du logement et du commerce, les effets du changement climatique ont un impact sur notre beauté naturelle et notre caractère rural. « Nature accueillante » n’apparaît plus sur les panneaux municipaux.

L’ancien bureau de poste de Cantley. Wesley Hupé Collection.

L’Écho de Cantley est, en effet, l’« écho » de la vie à Cantley qui reflète notre identité, nos priorités et nos valeurs. Les bénévoles ont créé L’Écho et continuent de le garder en vie 35 ans plus tard. Alors que nous nous interrogeons sur l’identité future de Cantley, il est amusant de lire la première édition de L’Écho du 23 juin 1989 en tant que capsule témoin. Les citoyens de notre nouvelle municipalité indépendante faisaient revivre l’identité unique de Cantley pour laquelle ils se sont durement battus dans les années 1980 afin de la conserver. L’identité future de Cantley intégrera-t-elle l’une de ces valeurs? Qui décide? EchoCantley_1989-06.pdf

Cantley est devenue une municipalité autonome il y a 135 ans en 1889. En 1975, elle a perdu cet autonomie lorsqu’elle a été fusionnée à six autres communautés pour former la ville de Gatineau. Pour Cantley, cela signifiait des taxes municipales élevées avec presque pas de voix au sein du conseil, pas de commodités ou de services de la ville. Son identité rurale était en danger. Les citoyens de Cantley, francophones et anglophones, ont travaillé ensemble pour retrouver leur autonomie. En 1983, ils ont formé un comité dévoué à cette cause. En 1987, les citoyens ont élu leur propre « maire fantôme » et « conseil fantôme ». Enfin, la province a engagé un consultant indépendant, Jérémie Giles, pour enquêter sur les problèmes gênants de Cantley. Remarquablement, Giles a recommandé que Cantley regagne son indépendance en 1989 — la seule municipalité à l’époque à se séparer de la fusion des grandes villes au Québec.

1989 a été une période fière et passionnante pour Cantley. L’esprit communautaire était élevé. Alors que les citoyens travaillaient à faire revivre l’identité rurale unique de Cantley, ils ont décidé qu’un journal communautaire était le meilleur moyen de garder les gens connectés et informés. Il a été distribué gratuitement à tous les ménages de Cantley. Le conseiller Heinz Pilz a présidé le comité pour prendre en charge ce projet qui est décrit dans « La naissance de L’Écho, le journal communautaire de Cantley» de Steve Harris, pages 16 et 17, juillet 2019 L’Écho de Cantley : EchoCantley_2019-07.pdf

L’ouverture officielle du nouveau magasin général de Cantley, le 9 juin, avec M. Bernard Bouthillette, maire de Cantley,Mmes Diane Sattlecker et Lynn Prud’homme, nouvelles propriétaires, et l’ancien propriétaire M. O.B. McClelland qui continuera à desservir la clientèle. (Le magasin se trouvait dans l'actuel Crazy Boutique Bistro.)

La première édition de L’Écho capture une époque où les citoyens ont façonné leur propre communauté. Ses invitations à à se joindre à des groupes de bénévoles dégagent un sentiment d’optimisme et d’esprit communautaire. Ses publicités et ses avis révèlent beaucoup de choses sur la vie ici en 1989, évoquant des souvenirs pour les gens (comme moi) qui vivaient à Cantley pendant ces années.

Pour couvrir ses dépenses, L’Écho dépend des publicités payées et des revenus de publication de pages municipales. En juin 1989, deux pages municipales comprenaient des informations sur les budgets et les responsabilités des conseillers nouvellement élus dont les salaires annuels étaient de 4 000 $ alors que celui du maire Bernard Bouthillette était de 12 000 $. Les impôts sur une maison de 100 000 $ étaient de 1 228 $. Les bureaux municipaux se trouvaient au deuxième étage de l’École Ste-Élisabeth. La principale priorité a été la construction de la première caserne de pompiers de Cantley pour les 24 pompiers volontaires formés sous la direction du chef Jean Dagenais. Deux lignes de service d’autobus CTCRO ont également été mentionnées — le long de la route 307 et via le chemin Denis et la montée des Érables.

Le nouveau logo municipal de 1989 — le remorqueur — est bien en vue sur les pages municipales de L’Écho. Il a été conçu pour symboliser la force et l’endurance des citoyens de Cantley qui ont frayé leur chemin vers l’indépendance envers et contre tous les obstacles en cours de route.

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Un journal communautaire juste pour Cantley!

« ... Un journal bilingue mensuel communautaire est né à Cantley...... L’Écho a besoin de bénévoles... pour traduire, taper, photographier, dessiner et distribuer le journal... »

Notre environnement est entre bonnes mains

Environnement Cantley, avec le soutien du conseil, « cherche les moyens d’établir un programme de surveillance de l’environnement ». Il invite les citoyens « à participer activement au développement de Cantley dans le respect de la nature et de l’environnement ». Un autre article énumère les réalisations d’un groupe : programme de surveillance environnementale, promotion et réhabilitation des carrières et des sablières. Ses objectifs : protéger les prairies, établir des contrôles pour les fosses septiques, les ordures et les déchets commerciaux, et limiter les perturbations et les dommages aux sites naturels.

Histoire centenaire

Le Comité du centenaire invite les citoyens à partager des souvenirs, des anecdotes ou des photos pour la brochure sur l’histoire de Cantley qui sera distribuée en 1989 à tous les ménages de Cantley. Les bénévoles du comité ont également organisé une « visite guidée en autobus du patrimoine » des sites historiques de Cantley et ont aidé à organiser la cérémonie de célébration du centenaire et la danse du 16 septembre 1989, au chalet de ski Chalet Nord de Mont Cascades. Les citoyens ont célébré l’indépendance de Cantley avec une foule enthousiaste et très heureuse.

L’Association des résidents de Cantley (ARC)

En 1989, de nombreux groupes bénévoles dirigés par des citoyens se sont formés et plusieurs projets ont été lancés. L’ARC, une organisation « dédiée à jouer un rôle de premier plan dans les activités récréatives de Cantley », a été revitalisée. Ses plus de 40 bénévoles ont invité de nouveaux membres « à lancer ou à participer à une activité ou à un travail de comité de parc ».

La surveillance de quartier intercepte un voleur par effraction

Les premiers agriculteurs dépendaient de leurs voisins pour leur survie et leur vie sociale. Les liens entre voisins ont été relancés dans les années 1980. En 1989, les voisins se sont rencontrés pour mettre en oeuvre un programme de surveillance de quartier. Cela a fourni plus de sécurité sur nos routes, en particulier pour les enfants qui reviennent de l’école et rentrent à pied de l’autobus scolaire. Cela a aussi donné lieu à de nombreuses et heureuses rencontres sociales entre voisins.

Le pique-nique de Cantley

Cette foire estivale populaire centenaire a été organisée par des bénévoles sur le terrain de l’église Ste-Élisabeth. Le 1er juillet 1989, l’entrée de 2 $ comprenait une tire de cheval, une tire de camion, des kiosques d’artisanat, de nourriture et de jeux comme le bingo et l’étang à poissons pour les enfants. Le dîner de rôti de boeuf à 16 h coûtait 7 $ (enfants 4 $). En soirée, les musiciens Howard Hayes et les Country Drifters jouaient de la musique de danse.

Des fraises pour le plaisir et pour la gourmandise!

Le souvenir d’été préféré de ma famille est la cueillette de fraises et de framboises à la belle ferme Sauvageau, l’une des trois fermes commerciales de baies de Cantley en 1989. L’article comprend une recette de confiture de fraises.

La dette légale du conseil fantôme

En mai 1988, le « conseil fantôme » a embauché un avocat pour aider à lutter contre les dépotoirs prévus à Cantley. Il s’agit d’un appel pour « votre solidarité et votre générosité » en vue de collectivement payer les frais juridiques de 9 045 $ en contribuant au « Fonds de solidarité de Cantley ».


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